Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Julien Duvivier/ La Belle Équipe
  • Lundi 30 Novembre 2020 à 18h15
  • Mardi 1 Décembre 2020 à 20h30
  • Mercredi 2 Décembre 2020 à 14h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

La Belle Équipe

Julien Duvivier – 1h35, 1936

Avec Jean Gabin, Charles Vanel, Viviane Romance

 

Cinq ouvriers chômeurs parisiens, Jean, Charles, Raymond, Jacques et Mario, un étranger menacé d’expulsion, gagnent le gros lot de la loterie nationale. Jean a l’idée de placer cet argent en commun, dans l’achat d’un vieux lavoir de banlieue en ruine, qu’ils transformeront en riante guinguette dont ils seront les copropriétaires. Ils s’attellent à la besogne avec confiance. Mais la solidarité du groupe est fragile... Le destin s’acharne sur eux. Bientôt, il ne reste plus de la joyeuse équipe que Charles et Jean qui sont amoureux de la même femme, Gina….

« Quand on s’promène au fil de l’eau que tout est beau, quel renouveau... » Souvent considéré comme le film le plus représentatif du Front populaire, La Belle Équipe a pourtant été imaginé et tourné plusieurs mois avant les événements de 1936. Comme le dira plus tard le scénariste Charles Spaak : « C’était une époque où on sentait venir les choses, où certains sujets étaient dans l’air. » Le film réunit à l’écran Jean Gabin et Charles Vanel, et la débutante Viviane Romance, pour une histoire d’amitié et de destin, des thèmes familiers de l’oeuvre de Julien Duvivier : « Les films que j’ai le mieux réussis ont toujours été ceux qui racontaient des histoires d’amitié virile et de solidarité. On pourra d’ailleurs constater qu’ils sont tous restreints de pessimisme et qu’ils illustrent un certain nombre de thèmes dont je ne puis me détacher tels que la méchanceté de la foule, la vanité de l’effort, la cruauté du destin et l’impossibilité d’échapper à celui-ci. Peut-être tout cela n’est-il que le reflet de ma peur ? Car j’ai toujours eu peur, dans ma vie : peur des autres, peur qu’on me croit intriguant... enfin peur tout le temps... »