Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Ernst Lubitsch, doux-amer/ LE CIEL PEUT ATTENDRE (HEAVEN CAN WAIT)
  • Mercredi 4 Décembre à 20h15
  • Jeudi 5 Décembre à 18h00
  • Vendredi 6 Décembre à 16h15
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

LE CIEL PEUT ATTENDRE (HEAVEN CAN WAIT)

1H52, ÉTATS-UNIS, 1943

AVEC DON AMECHE, GENE TIERNEY, LAIRD CREGAR

Henry Van Cleve, un riche américain d’une soixantaine d’années, vient de mourir. Arrivé au purgatoire, il doit expliquer et justifier sa turbulente existence au gardien de l’Enfer. En effet, malgré un mariage heureux avec la charmante Martha, Henry n’a jamais pu résister à aucune jolie femme...

L’examen d’une vie, ses bonheurs, ses manques, les pertes. Le film est sublime de bout en bout. On est au début du XXe siècle mais on pourrait aussi bien être dans un Doinel de Truffaut, dont on aurait prélevé des fragments de tous les films pour les faire fusionner dans un seul. Dans Le Ciel peut attendre, le romanesque consiste à faire l’expérience du temps qui passe à travers le sentiment amoureux. Et c’est d’autant plus émouvant que toute la mélancolie du film est rejetée dans les ellipses, voilée par ce mélange d’élégance et de pudeur qui est parfois la recette du bonheur. Si Henry doutait de pouvoir ­prétendre au paradis, c’est peut-être qu’il y avait déjà goûté sur terre.
Murielle Joudet, Les Inrocks