Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Russie/ UNE GRANDE FILLE
  • Jeudi 6 Février à 18h00
  • Samedi 8 Février à 14h30
  • Mercredi 12 Février à 20h15
  • Jeudi 13 Février à 16h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

UNE GRANDE FILLE

KANTEMIR BALAGOV – 2H20, RUSSIE, 2019

AVEC VIKTORIA MIROSHNICHENKO, VASILISA PERELYGINA, TIMOFEY GLAZKOV

Prix de la mise en scène – Un Certain Regard – Cannes 2019

Automne 1945 à Leningrad. Iya et Masha, démobilisées de l’Armée rouge, sont aides- soignantes dans un hôpital militaire. La guerre est finie, mais ses répercussions se font encore sentir dans le corps fracassé des anciens combattants comme dans la psyché traumatisée des deux amies. Au sein de ces ruines, elles tentent de se reconstruire et de donner un sens à leur vie.

Après Tesnota, une vie à l’étroit (2017), Kantemir Balagov était attendu au tournant. Le cinéaste russe allait-il confirmer les promesses de son impressionnant premier long métrage ? Une grande fille apporte une réponse éclatante : par sa capacité à mêler les destins individuels à la grande histoire, par sa direction d’actrices empathique et par sa réalisation puissante, le disciple un brin rebelle d’Alexandre Sokourov est bien de la trempe des plus grands. Sous l’influence des grands maîtres de la peinture hollandaise, Kantemir Balagov compose une palette subtile de rouges et de verts pour exprimer à la fois l’antagonisme et la complémentarité de ses deux héroïnes, la corrosion de leurs rapports et l’espérance malgré tout. Ces portraits de femmes blessées ne seraient pas aussi admirables sans les personnages secondaires que le réalisateur parvient à faire exister en quelques scènes inoubliables. Ils forment une humanité souffrante en quête de bonheur. Et nous bouleversent.
Samuel Douhaire, Télérama