Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Acid Pop/ IL SE PASSE QUELQUE CHOSE
  • Vendredi 8 Mars à 21h00
  • Mardi 12 Mars à 18h30
  • Mercredi 13 Mars à 16h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€
débat après la projection

IL SE PASSE QUELQUE CHOSE

ANNE ALIX – 1H41, FRANCE, 2018

AVEC LOLA DUENAS, BOJENA HORACKOVA

Avignon. Irma, qui ne trouve plus sa place dans le monde, croise sur sa route Dolorès, une femme libre et décomplexée missionnée pour rédiger un guide touristique gay-friendly sur un coin de Provence oublié. L’improbable duo se lance sur les routes.
Au lieu de la Provence pittoresque et sexy recherchée, elles découvrent un monde plus complexe et une humanité chaleureuse qui lutte pour exister. Pour chacune d’elles, c’est un voyage initiatique.

Il se passe quelque chose est un film sur l’amitié et une fenêtre ouverte sur la beauté du monde. Deux femmes se rencontrent par hasard. L’une est très libre, heureuse de vivre, mais il lui manque quelque chose d’indéfinissable. L’autre voudrait quitter la vie, parce qu’elle ne parvient pas à surmonter le deuil de l’homme qu’elle a aimé. Entre elles, se tisse un lien. De la confiance qu’elles se témoignent, naît peu à peu leur confiance dans le monde qu’elles parcourent. Il y a des rencontres avec des gens généreux et fraternels. Il y a aussi des cheminées d’usine au milieu des champs d’oliviers, des ronds-points incongrus fichés au coeur de la campagne, des horizons illimités.
Nous sommes dans les Bouches-du-Rhône, en Camargue. C’est le territoire de la réalisatrice, son territoire intime, dont elle sait capter la lumière douce et raconter la vie des habitants surtout, qu’elle filme dans des rôles inspirés de leurs propres histoires.
Pour filmer, il faut aimer. De cette vérité, la réalisatrice fait un acte de cinéma. Parce que nous voyons le monde à travers les yeux des deux héroïnes, que leur amitié rend à la vie, ce que nous voyons est ennobli, magnifié par leur regard. Il se passe quelque chose de politique. Car voir à travers le prisme de l’amitié, révéler l’humanité des gens, n’est-ce pas aller à la source même de l’engagement.
Mathieu Lis, cinéaste, membre de l’ACID