Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Vers le nord/ MA VIE DE CHIEN
  • Mercredi 13 Juin à 18h30
  • Mardi 19 Juin à 20h00
  • Mercredi 20 Juin à 17h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

MA VIE DE CHIEN

LASSE HALLSTRÖM - 1H41, SUÈDE, 1988

AVEC ANTON GLANZELIUS, TOMAS VON BRÖMSSEN, ANKI LIDEN

Un petit garçon de dix ans oppose aux déceptions et aux tragédies de sa jeune vie un féroce sens de l’humour et une tendresse spontanée.

C’est le film qui révéla Lasse Hallström dans le monde. L’on pensera ce que l’on veut de la carrière américaine du Suédois (Le Chocolat, avec Binoche, Cher John, Les Recettes du bonheur), son début de carrière fut celui d’un grand naturaliste de l’enfance. Ses peintures de la jeunesse, ici dans Ma vie de chien ou plus tard dans Gilbert Grape, où il dirigeait DiCaprio et Johnny Depp, sont de formidables chroniques d’un âge universel où l’on peut aisément se retrouver. Les truculences du petit Ingemar, la bouille gamine, lui font affronter, par la fantaisie et la turbulence de l’âge, la maladie de sa mère, tuberculeuse. Celle-ci l’envoie à la campagne, chez son oncle, pour des moments de bonheur et d’innocence.

C’est la simplicité des situations aussi loufoques soient-elles (quelques personnages hauts en couleur traversent l’été à la campagne du protagoniste) qui intéresse le cinéaste. Hallström tire intelligemment partie des cadres anodins, qu’ils soient domestiques ou rustiques, ou des moments de chamaillerie avec le frère qui ne sont ni gaudrioles ni patauds, juste enflammés d’un bel âge où le deuil doit être relativisé. Comme le dit notre jeune philosophe en herbe dans une énumération surréaliste en début de film : « tellement pire accable le monde ».

Ode à l’enfance, chronique douce-amère, parfois loufoque et à la générosité universelle, c’est un des plus beaux films sur l’enfance qui ressort en salle après 30 ans d’absence, pour notre plus grand bonheur. Frédéric Mignard, À voir à lire