Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / John Cassavetes/ MINNIE ET MOSKOWITZ
  • Vendredi 31 Mars à 18h30
  • Mercredi 5 Avril à 20h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€
Mercredi 5 avril, séance présentée et suivie d'une discussion animée par Adrienne Boutang*

MINNIE ET MOSKOWITZ

JOHN CASSAVETES - 1H50, ÉTATS-UNIS, 1971

Avec SEYMOUR CASSEL, GENA ROWLANDS, VAL AVERY

Minnie Moore et Seymour Moskowitz sont deux êtres que tout oppose, lui, gardien de parking au look beatnik, elle, une femme élégante et raffinée travaillant dans un musée. Leur admiration inconditionnelle pour l’acteur Humphrey Bogart semble bien être leur seul point commun. C’est lorsque Moskowitz intervient dans la violente dispute entre Minnie et son amant que les deux âmes emplies de solitude se rencontrent. De cet instant naît leur histoire d’amour tendre mais orageuse...

« J’ai écrit Minnie et Moskowitz parce que je ne comprenais pas pourquoi on se mariait encore ». Cassavetes admirait Capra, et c’est dans ce film optimiste, où un couple parvient à naître du chaos, qu’on sent le plus son influence. Devant sa caméra chirurgicale mais tendre, les lunettes de Minnie deviennent rose bonbon. Gena Rowlands irradie, forte sous les tremblements, véritable déesse des amours compliquées. Au début, son personnage disserte sur la cruauté du cinéma qui propose aux femmes des Gable ou des Bogart - des hommes qui n’existent pas dans la « vraie vie ». Douce mise en abyme : Cassavetes ressemble à Bogart, acteur préféré de Moskowitz, lequel déclare son amour à Minnie dans un cinéma, en la comparant à Bacall... L’amour du cinéma comme ciment des sentiments.
Guillemette Odicino, Télérama

*Adrienne Boutang est maître de conférences en cinéma au département d’anglais de l’Université de Franche-Comté et auteure de Les Teen Movies, (Ed. Vrin, 2012)