Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Acid Pop – partie 1/ QUELLE FOLIE
  • Lundi 3 Février à 20h00
  • Mardi 4 Février à 18h30
  • Mardi 11 Février à 16h30
  • Mercredi 12 Février à 18h30
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€
Acid Pop – LUNDI 3 FÉVRIER À 20H

QUELLE FOLIE

DIEGO GOVERNATORI – 1H27, FRANCE, 2019

AVEC AURÉLIEN DESCHAMPS

Aurélien est charmant, mais il est tourmenté. Aurélien est volubile, mais il est solitaire. Aurélien se sent inadapté, mais il a tout compris. Aurélien est autiste. Filmé, il a délié sa parole, libérant un chant d’une intensité prodigieuse, un miroir tendu vers nous.

C’est le portrait extraordinaire d’un autiste relatant son ressenti, à mesure qu’il inventeson chemin dans un monde qui le met en échec. Aurélien nous parle de l’autisme depuis l’intérieur, ce qui constitue en soi un bouleversant exploit. Et sa parole est proprement extraordinaire, jusqu’à tendre un dérangeant miroir à ladite normalité pour en révéler sa propre part d’aberration. Diego Governatori, dont c’est le premier long métrage après quelques courts remarqués, le connaît depuis une quinzaine d’années et c’est en ami qu’il le filme. Il ne se contente pas de recueillir sa parole, il la fait surgir, la relance, la provoque. En cela, Quelle folie ne cesse d’être une expérience au présent plus qu’un simple document. Le cinéaste a eu la bonne idée de ne pas filmer Aurélien chez lui mais dans un lieu « aux confins du réel », « l’envers de son petit théâtre solitaire et quotidien », comme il le dit bien. Dans de longues balades, Governatori scrute alors les réactions d’Aurélien, les signes de sa gêne ou de son hypersensibilité. Se permettant même, dans une dernière partie audacieuse,
de traduire ses sensations et son malaise par le mixage et le montage, jusqu’à filmer sa pensée comme un taureau lâché dans les rues.
Marcos Uzal, Libération

SOIRÉE ACID POP !

AVEC ÉMILIE BRISAVOINE ET DIEGO GOVERNATORI, cinéastes  

PROJECTION PRÉCÉDÉE D’UNE MASTERCLASS
autour de la question de cinéma : “Si la parole résiste, doit-on la provoquer ? Je te filme, je t’affronte” (45 min)
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