Les deux scènes

Les deux scènes
Cinéma / Russie/ TESNOTA, UNE VIE À L’ÉTROIT
  • Mercredi 5 Février à 18h30
  • Jeudi 6 Février à 15h30
  • Lundi 10 Février à 20h15
  • Mardi 11 Février à 14h00
  • Au Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

TESNOTA, UNE VIE À L’ÉTROIT

KANTEMIR BALAGOV – 2H, RUSSIE, 2017

AVEC DARYA ZHOVNER, VENIAMIN KATS, OLGA DRAGUNOVA

1998, Nalchik, Nord Caucase, Russie. Ilana, 24 ans, travaille dans le garage de son père. Un soir, son jeune frère David et sa fiancée sont kidnappés. Une rançon est réclamée. Au sein de cette communauté juive repliée sur elle-même, appeler la police est exclu. Comment réunir la somme nécessaire pour les sauver ?

Ce premier long métrage d’un réalisateur de 27 ans est sidérant. Un coup de maître, une claque, qui frappe, à chaque plan, par son intensité, ses partis pris. Comme son choix d’emprisonner littéralement les corps et les visages dans un cadre dont ils semblent sans cesse vouloir s’échapper. Kantemir Balagov s’est inspiré d’un fait divers survenu à Nalchik, sa ville d’origine, dans la Russie des années 1990, au cœur d’une famille juive très soudée. Le film relie haine séculaire et claustrophobie familiale pour dépeindre une jeunesse dévorée par tous les maux, ethniques et familiaux. Ilana (Darya Zhovner, magnétique) pourrait être Suzanne d’À nos amours, de Pialat, se débattant pour sa liberté dans une ambiance proche du Little Odessa de James Gray.
Guillemette Odicino, Télérama