Les deux scènes

Les deux scènes
  • Mercredi 26 Août 2020 à 18h00
  • Mercredi 26 Août 2020 à 20h30
  • Au Petit Kursaal
  • Tarif de 2,50 à 5€

La vie scolaire

GRAND CORPS MALADE, MEHDI IDIR – 1H51, 2019

AVEC ZITA HANROT, LIAM PIERRON, SOUFIANE GUERRAB

Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l’incroyable vitalité et l’humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. 

Quand le slameur Grand Corps Malade et son compère de cinéma, Mehdi Idir, se lancent dans l’écriture et la réalisation d’un film, c’est pour évoquer ce qu’ils connaissent de près. Et pour porter sur les personnages qu’ils mettent en scène un regard bienveillant destiné à révéler la part positive de chacun d’eux. Leur premier long-métrage sorti en 2017, Patients, tiré du livre autobiographique de Grand Corps Malade, racontait le quotidien, dans un centre de rééducation, d’une poignée de jeunes gens gravement traumatisés. Leur deuxième film, La Vie scolaire s’inspire cette fois de leurs souvenirs de collège en Seine-Saint-Denis. Utilisant ce qu’ils avaient vécu et observé, ils ont bâti un scénario à partir d’un personnage central, une conseillère principale d’éducation (CPE) autour de laquelle convergent toutes les histoires. En particulier, celles des élèves de l’établissement.
La CPE en question se nomme Samia (Zita Hanrot) qui vient tout juste de débarquer, depuis son Ardèche natale, dans un collège sensible de Seine-Saint-Denis. C’est à travers son regard que l’on découvre le personnel enseignant, les surveillants et les étudiants qui tous, à un moment où un autre, seront confrontés à elle. Absentéisme, délinquance, encadrement familial déficient mènent tout droit les jeunes à l’échec mais Samia s’accroche et tente de leur redonner confiance. La Vie scolaire ne verse ni dans la gravité ni dans le pathétique. Comme dans leur précédent film, Grand Corps Malade et Mehdi Idir injectent au récit un humour dont la vertu est d’exprimer toute l’énergie et l’élan de vie qui habitent les personnages. Cet humour tient lieu de discours, conjurant le drame par une gaieté qui révèle le meilleur de ces jeunes.
Véronique Cauhapé, Le Monde